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« Le bonheur »/François Elie-Roulin : une musique pour se faire des films

3 Août

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La plus grande peur de François Elie-Roulin, si je me souviens bien de l’interview réalisée à la sortie de son précédent album « Le catalogue des rêves », c’est l’ennui. De là est peut-être née sa propension à la recherche, à l’expérimentation permanente, à la multiplication des désirs musicaux. A une gourmandise des esthétiques qui incita celui qui l’a découvert, le producteur visionnaire Brian Eno (U2,David Bowie…), à voir en lui le « pionnier de la peinture sonore ».
De sa quête artistique, le compositeur-musicien a ramené « Le Bonheur », sorti sous le prestigieux label de Radio France « Signature ».

Ce nouvel et septième opus s’inscrivant comme un concentré de son œuvre : éclectique, fantaisiste et poétique. Rock, électro, tzigane, classique, le disque embrasse tous les univers musicaux, fait varier infiniment les formes, avec toujours la même puissance à générer des images. Ce n’est pas pour rien que la musique de François Elie-Roulin se fait entendre dans de multiples films, clips audiovisuels (France 2) et publicitaires (Zadig & Voltaire, Elite…) : elle est un déclic d’imaginaires. De la romance au piano des « Amants » à l’errance rocambolesque aux violons de « Rasta Roulotte » et la rêverie nostalgique de « Trombone Harpe », les morceaux hybrides sont autant de minis BO hors du commun.

Une musique contemplative où les styles se rencontrent, c’est peut-être ça, le Bonheur…

Site web : http://www.francoiselieroulin.com/

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Benjamin Biolay : la Vengeance d’un dandy maudit

3 Nov

J-2 avant la sortie du tout nouvel  et sixième album de Benjamin Biolay, qui continue de défrayer  les chroniques culturelles. Descendu à ses débuts, il fait aujourd’hui rougir ses détracteurs et voit son talent de « nouveau Gainsbourg » cité par-ci par-là avec « Vengeance ».  A travers cet album bien écrit, bien dosé, apaisant, c’est un Biolay moins impertinent, mais toujours aussi enivrant qui prend sa revanche.

Il semble que maintenant qu’on s’intéresse plus à sa musique qu’à sa grande gueule d’amour, BB a la côte. Perso, moi ça fait déjà depuis « Des roses et des promesses » il y a une décennie que je trouvais que son style négligemment raffiné, romantique agressif et camé en quête de sagesse donnait à ses textes et ses compositions toute leur puissance. Mais je ne vais pas me la jouer « je vous l’avais bien dit ! ». Surtout que jusqu’ici  je l’ai jamais chroniqué, en fait.

Oublions les futiles excès du passé : aujourd’hui, Benjamin se fait plaisir, et nous aussi par la même occasion.  Plaisir déjà dans l’épanouissement total de sa voix si enveloppante : au fil des albums, la sensualité a rencontré la résonance et la puissance. BB ne s’excuse plus d’avoir en lui un « Crooner »,  qui de toute façon ne sommeille plus.

Plaisir aussi dans la diversité des styles abordés : balades, rap, mix d’élans rock et d’accents techno, essais jazzy…  La préférence pour l’hybride se pressentait déjà dans le choix des guests : Vanessa Paradis, Osmo Puccino, Orelsan, Julia Stone, etc.  Vengeance est composite, assumant comme seule signature reconnaissable ses thèmes. L’amour perdu qui rend paumé, les écarts, les échecs, les souvenirs lumineux… Les blessures intimes priment encore, surtout dans des déclarations d’amour crève-cœur. Mais surprise ici aussi, même si le mouvement s’était amorcé avec « La superbe », le cru cède ici parfois entièrement la place à quelque chose de plus nu, plus avoué (Profite, Marlène déconne…)  C’est vulnérable et désespérément tendre.  Message personnel : si BB n’a plus peur d’aimer, je connais plein d’intéressées.

Vengeance est donc un album un peu « boule à facettes ». Un vrai voyage entre les rythmes, les atmosphères et les humeurs. Comme si  la revanche de Biolay, c’est finalement de dire qu’il peut tout faire, mais toujours avec la même grâce. Celle d’un vilain petit canard devenu cygne.

The XX // Coexist : une romance qui embrasse la grâce

21 Sep

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Par précaution, il est préférable de vous prévenir que l’écoute de « Coexist » des XX peut provoquer des effets secondaires d’ampleur tels que : addiction sévère et attachement à long terme, détente immédiate et prolongée, élans affectifs positifs, sentiment de flux continu d’ondes alpha (bénéfiques pour le cerveau). Ceci étant dit, vous pouvez mettre le CD et l’écouter en boucle.

Amis d’enfance en train d’écrire une belle histoire personnelle et musicale, les trois londoniens de The XX commencent à être régulièrement comparés aux groupes cultes Cure ou Joy Division. A l’écoute de leur deuxième album, ce n’est pas une surprise. Trois ans après la sortie de leur premier opus éponyme, alors qu’ils fêtaient à peine leur vingtième printemps, Olivier Sim (basse), Romy Madley-Croft (chant et guitare) et Jamie Smith (chant et remix) reviennent avec un album tout simplement enivrant. Des mélodies plus lentes et plus installées offrent un support rêvé aux deux voix du groupe, qui assument désormais pleinement leur sensualité. L’intimité et l’exploration des sentiments imprègne à nouveau leur composition, évoquant la brulure de l’amour passionnel (Angels, Try, Our song) autant que la désillusion (Sunset, Chained), et le manque (Fiction, Missing).

Contrairement au premier album, les textes de Romy et de Jamie se répondent et se correspondent. Les interludes se font plus longs, les sentiments plus tortueux, les rythmes plus lancinants. Coexist semble écrit comme une romance ou deux voix se cherchent et se questionnent sur leur amour toujours en déséquilibre.

The XX a grandi. Avec Coexist, leur spleen amoureux embrasse définitivement la grâce.

Mina Tindle : grand vent de fraicheur sur le folk

16 Oct

L’été indien n’a pas dit son dernier mot avec la sortie du 1er EP de Mina Tindle, petit rayon de soleil musical de la semaine. 

Une voix fragile? Dites plutôt aérienne. Et perçante. Comparée de temps à autre à Feist, la jeune française de 26 ans a su imposer son propre style avec des compositions d’une douceur à faire frémir et un univers aussi poétique que lumineux. Le folk y puise un nouvel air bienvenu, les rythmes semblent  euphoriques de retrouver un peu de fantaisie (To carry many small things) et les choeurs n’ont plus peur d’être à profusion (Bells, Echo, Henry). Et au cas où tout cela vous semblerait un peu trop heureux, vous pouvez aussi aller vous fendre le coeur en écoutant les accents nostalgiques de Plein Nord, qui se fiche bien des conventions musicales. Le tout reste intimiste, sentimental mais pas sentimentaliste. Et du coup, évidemment, on attend plus, mais un album semble prévu pour 2012.

D’ici là, le nouveau souffle de Mina Tindle – déjà été porté par JP Nataf, Sophie Hunger ou encore Beirut, dont elle a assuré les 1ères parties – va continuer de se faire entendre lors d’une tournée avec Adela Diane puis avec Coeur de Pirate, avec un passage au Bataclan le 8 décembre 2011 à ne pas manquer.

Les débuts d’un vent léger qui deviendra sans aucun doute un grand tourbillon…

Site web: http://www.minatindle.com/

EP disponible sur i-Tunes, 4€

Un café avec François Elie Roulin, peintre sonore

31 Août

François Elie Roulin a été découvert à 23 ans par Brian Eno, producteur de David Bowie et de U2, entre autres. C’était à Londres, en 1990. Depuis, « FER » a tracé un large sillon dans le paysage musical français, entre classique, éléctro, rock et expériemental. A l’occasion de la sortie de son sixième album, « Le catalogue des rêves », François nous parle de son combat contre l’ennui, de son job de rêveur professionnel, d’alignement planétaire cosmique (en off), mais surtout, de sa musique, souvent définie comme « peinture sonore ».

Le Grand Buzzart : La musique, tu es tombé dedans quand tu étais petit?

François Elie Roulin: Oui, j’ai toujours fait ça, j’ai fait des études de musique après le bac. Je pensais que je ferai un autre métier et puis après dans la vie il y a des rencontres. Au début quand on dit « je voudrais être compositeur », ça déclenche plus de la rigolade qu’autre chose, puis à un moment on se dit pourquoi pas. Un jour, j’ai dit au père d’une petite copine que j’avais, « j’aimerais vraiment être compositeur » et il me répond « mais tu es crétin ou quoi, tu es déjà compositeur! Ca y est c’est ton métier. Qu’est-ce que tu veux de plus, qu’un mec vienne avec un papier  te le dire?! », j’avais pas réflechis que c’était déjà fait.

LGB: Qu’est-ce que tu essaies de transmettre à travers ta musique?

FER: C’est la question qui tue ça (rires). Je crois que les artistes ça sert juste à une chose… En fait je pense que la vie c’est assez chiant. Le matin tu te lèves, tu vas aux toilettes, tu prends ton petit-déjeuner,c’est pas très passionnant, pas très exaltant. Autrement, on est juste des singes un peu pénibles qui polluent… Et la seule chose qui fait qu’on se dit que c’est quand-même pas mal d’être un être humain, c’est que, je sais pas, quand tu vois un tableau de Boticcelli ou vraiment quelque chose de beau, tu te dis que pour des singes, c’est pas mal. Il n’y a pas besoin que ça soit grandiose, si ça fait juste un petit peu de bien, c’est déjà beaucoup.

LGB: Quand on te dit que ta musique est « cinématographique », tu le prends comment?

FER: Mais c’est bien, de toute façon je prends tout bien, je suis un garçon de qui a bon caractère (rires). Justement ce que j’aime bien c’est provoquer des images. Ma musique est beaucoup utilisée pour être mise sur l’image, mais moi ce qui me plaît, c’est que les gens y passent leurs propres images. C’est leur propre film.

LGB: Comment définirais tu la « peinture musicale », ce qu’on dit souvent de ta musique?

FER: La différence entre la peinture et la musique, c’est que dans la musique il y a un début et une fin. La peinture, on ne te dicte pas comment la regarder. Tu peux commencer par le haut, le bas, où tout recevoir d’un coup. Mais les structures qui m’ont toujours intéressées dans la musique c’est quand il y a des cycles assez longs, assez répétitifs, des choses qui font que justement, comme dans la peinture, c’est une émotion, une ambiance, il y a quelque chose qui se dégage qui est fermé, dans une continuité, une douceur.

LGB:  Justement, il y a plus de douceur dans « Le catalogue des rêves », qui est un peu moins « rock » que ton précédent disque « Alien Robots Orchestra »…

FER: Quand je fais des disques, je les fais d’abord pour moi. J’aime bien avoir une liberté totale et je ne pense pas à un éventuel public qui pourrait aimer plus ou moins par rapport à un précédent disque. Ce qui m’amuse dans la vie c’est d’être un éternel débutant. J’aime bien faire des choses que je n’ai jamais faites avant.  Alien Robots Orchestra est vraiment à part. J’avais envie d’utiliser le langage rock, même un peu exagéré mais avec une beauté dans cette exagération. Après il y a eu l’album Parade, dont l’idée c’était un peu la chambre mal rangée, où chaque morceau a un style musical différent. Mais cette fois-ci, je me suis dit: les rêves c’est vraiment ce qui m’intéresse le plus, c’est ce qui correspond le mieux à ma musique, je voulais me concentrer sur cette partie là de mon travail dans le « Catalogue des rêves ».

LGB:  Comment tu approches cet univers là? Comment tu arrives à faire du rêve une « matière musicale »?

FER: Je sais pas, je dois être un rêveur professionnel, je dois pas être éveillé souvent, ça doit être ça (rires). Le truc qui a été compliqué à faire dans ce disque, c’est qu’il y avait à la base beaucoup plus de morceaux que ce qu’il y a dans l’album final. J’arrivais pas à obtenir un équilibre, si j’enlevais un morceau ça devenait trop triste, ou trop bizarre… Alors que j’aime bien ce qui est flottant. C’est un truc difficile à régler, il y a certains morceaux que j’aimais beaucoup mais qui deséquilibraient le disque. 

LGB: Parle nous des artistes qui travaillent avec toi sur ce disque…

FER: Il y a Lisa Papineau, une chanteuse américaine, ce qui l’a fait connaitre en France c’est ses chansons avec le groupe Air. Elle a une sorte de fragilité et sa voix est comme ça. Lullaby est chanté par Victoria Rummler, qui est américaine et qui fait plutôt du jazz. Je fais travailler des gens qui aiment bien travailler avec moi parce qu’ils font des choses différentes de d’habitude. Et puis Luna a été fait avec Mia Livosi, qui est d’origine italienne. Ce qui l’intéresse c’est plutôt un travail sur les folklores, les langues anciennes, d’écrire une poésie dans une langue ancienne. Je trouvais ça très bien pour les rêves. Elle s’intéresse à des auteurs que personne ne connaît, j’aime bien cette recherche.

LGB: Quelles sont tes inspirations? A moins que tu sois ton propre inspirateur?!

FER: J’aimerais bien! Non, j’aime vraiment tout, plein de choses m’inspirent. C’est difficile à dire. Même si basiquement c’est plutôt le classique et le rock. En fait ce qui m’intéresse c’est les musiques qui n’ont pas de genre, où tu ne sais pas ce que c’est, mais ça te plaît quand même. J’aime cet espèce d’interstice entre les musiques.

LGB: Il y a un morceau que tu affectionnes plus qu’un autre sur cet album?

FER: Non, peut-être Luna, comme j’ai été réalisateur du clip, je l’ai tellement écouté qu’il est devenu plus pregnant que les autres. Mais ce qui est drôle c’est que c’est souvent le titre que les gens préfèrent qui n’est pas celui auquel je pense moi.

LGB: Tu travailles aussi pour le cinéma, le théâtre et la télévision, il y a un domaine que tu préfères?

FER: Ce qui est chouette quand tu fais de la musique à l’image, c’est que tu travailles avec d’autres personnes. Au bout d’un moment composer seul, ça m’ennuie. C’est à la fois plus reposant, et plus difficile parce que tu es obligé de rentrer dans l’imaginaire de quelqu’un d’autre. On te dit « là ils vont se bagarrer, je voudrais que ça soit comme ça », etc. Et tu te demandes vraiment comment tu vas faire. Ca dépend beaucoup des gens que tu as en face. C’est pas toujours les trucs les plus prestigieux les plus intéressants. Parfois dans des petits trucs, on te pose des questions où tu te demandes vraiment comment tu vas faire ça. Ca revient un peu au fait d’être l’éternel débutant. Il y a des gens qui font la même chose depuis 30 ans, moi je peux pas, ça m’ennuie.

LGB: Tu combats l’ennui?

FER: C’est pas que je combats l’ennui. Je suis un mauvais menteur. Quand je m’emmerde, ça se voit (rires). C’est pas tellement un choix, mais quand les gens m’emmerdent ils le voient, du coup je suis obligé de faire des choses qui m’amusent. Je suis obligé de m’amuser par nécessité, voilà. C’est comme au théâtre, tu peux avoir un tout petit rôle où tu ouvres la porte mais avec un mec génial qui t’apportes plein de choses, et faire du Shakespeare avec des cons et perdre ton temps.

LGB: D’ailleurs c’est quoi la dernière pièce ou le dernier film que tu as vu qui t’a marqué?

FER:  Bonne question. Là aussi je suis très eclectique. A l’opéra j’ai vu Roméo et Juliette et ça m’a vraiment beaucoup plu. En ce moment je regarde une série américaine avec des bikers que j’aime bien. Et, comme film, j’en ai revu un qui correspond énormément à ma philosophie, c’est Whatever works de Woody Allen. Voilà, du moment que ça marche, c’est bien!

LGB: Tu composes sur l’univers du rêve mais toi, tu rêves de quoi aujourd’hui?

FER: Bien de continuer à rigoler un bon moment! Je sais pas, j’ai envie de faire plein de choses. Peut-être de faire autre chose que de la musique. J’ai toujours aimé faire des choses pour les enfants. Sans doute parce que je suis assez enfantin, je les comprends bien. Il y a aussi une idée d’émission de télévision. Maintenant j’ai envie d’être à la base des projets, plutôt que d’attendre qu’on me propose quelque chose qui me plaît. J’ai envie de faire des choses qui ne soient pas que de la musique.

 

François Elie Roulin sera en concert à la Maison de Radio France en octobre, à suivre… 

Site web de FER: http://www.francoiselieroulin.com/

Indigo Moon, extrait de Alien Robots Orchestra, 2008

 

Luna, extrait du Catalogue des rêves, Cristal Records, 2011

Warpaint: punk is not dead

6 Juil

Le punk a de beaux jours devant lui avec les filles de Warpaint. Elles sont 4, ont la trentaine, une dizaine d’année de travail de composition derrière elles, et pas mal de talent à revendre.

Les copines d’enfance qui ont monté le groupe en 1999 – Emily Kokal et Theresa Wayman – ont rencontré assez vite les deux autres musiciennes qui sont venues compléter le quatuor. Elles ont pris leur temps pour passer dans les studios de Los Angeles et sortir leur premier album « The fool », fin 2010. Entre temps, « Ashes to Ashes », version revue et corrigée du tube de David Bowie, avait eu le temps de redonner des éloges aux reprises.

Le style entre punk et rock alternatif, les voix profondes et l’univers mélancolique de Warpaint en font toute la singularité. Compositions qui mènent les mélodies à saturation et paroles intimistes contibuent sans doute à l’aspect addictif de leurs morceaux. Mais même en écoutant l’album en boucle depuis plusieurs jours, je n’arrive pas à trouver comment Warpaint a crée un son aussi hypnotique. Peut-être que ce qui ne s’explique pas s’écoute, je vous laisse apprécier…

Daphné/Bleu venise : charmant voyage…

2 Juin

Daphné avait mis le feu à la nouvelle scène française en 2008 avec le swing de Musicamor: « Je mens très mal » y disait-elle. Avec son tout nouvel album, on la croit sur paroles (et musique).

Petit bijou de poésie, Bleu Venise nous emmène de confidence en confidence. Daphné y assume librement  un intimisme dépourvu de sentimentaliste. Les mélodies bercent là où les paroles touchent. Impossible d’en vouloir à notre compositrice voleuse d’images, elle a tout bien manigancé avec une sincérité désarmante qui s’évapore de chaque morceaux. « Portrait d’un vertige » ou « Mélodie à personne » murmurent soigneuseument des parts de nous-même et peut-être de tant d’autres. 

Mais derrière un romantisme légitimement posé, Daphné n’a pas perdu son brin de folie. L’élan, le rythme, l’enthousiasme de ses débuts sont tenaces et bienvenus, à l’image de ceux de « L’homme à la peau musciale » ou de « Où va Lila Jane? »

Poésie et insolence n’ont jamais été aussi bien mariées. Bon voyage de noces à Venise… 

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