Tag Archives: Folk

Mina Tindle : grand vent de fraicheur sur le folk

16 Oct

L’été indien n’a pas dit son dernier mot avec la sortie du 1er EP de Mina Tindle, petit rayon de soleil musical de la semaine. 

Une voix fragile? Dites plutôt aérienne. Et perçante. Comparée de temps à autre à Feist, la jeune française de 26 ans a su imposer son propre style avec des compositions d’une douceur à faire frémir et un univers aussi poétique que lumineux. Le folk y puise un nouvel air bienvenu, les rythmes semblent  euphoriques de retrouver un peu de fantaisie (To carry many small things) et les choeurs n’ont plus peur d’être à profusion (Bells, Echo, Henry). Et au cas où tout cela vous semblerait un peu trop heureux, vous pouvez aussi aller vous fendre le coeur en écoutant les accents nostalgiques de Plein Nord, qui se fiche bien des conventions musicales. Le tout reste intimiste, sentimental mais pas sentimentaliste. Et du coup, évidemment, on attend plus, mais un album semble prévu pour 2012.

D’ici là, le nouveau souffle de Mina Tindle – déjà été porté par JP Nataf, Sophie Hunger ou encore Beirut, dont elle a assuré les 1ères parties – va continuer de se faire entendre lors d’une tournée avec Adela Diane puis avec Coeur de Pirate, avec un passage au Bataclan le 8 décembre 2011 à ne pas manquer.

Les débuts d’un vent léger qui deviendra sans aucun doute un grand tourbillon…

Site web: http://www.minatindle.com/

EP disponible sur i-Tunes, 4€

Alex Winston: princesse du melting-pop

22 Fév

Une voix enfantine, des mélodies fantaisistes et joyeusement dis-harmonieuses… Bienvenus dans l’univers d’Alex Winston (académistes et puristes sont en revanche invités à attendre un prochain billet).

Avec son 1er EP « Sister Wife » sorti il y a quelque jours en digital et prévu pour début mars en CD physique, la jeune américaine fait souffler un vent de légèreté sur notre paysage musical. De l’insolence, mais sans superficialité. Dans ses compositions anti-spleen, Alex Winston explore une sorte de « melting-pop », alliant folk, style kitch des années 80 et intonations à la Kate Bush. Un mélange des genres decompléxé, dans lequel on peine à reconnaitre aussi bien la formation de chanteuse d’opéra suivie par la new-yorkaise que la touche du producteur de Florence + The machine, le londonnien Charlie Hugall. Sans doute parce qu’Alex Winston aime bousculer les codes.

Il y a quelque chose qui se cherche encore, qui agace, dans les morceaux parfois trop répétitifs de notre (future) starlette rebelle – particulièrement dans Choice Notes. Les paroles ne prétendent à aucune philosophie ou expérience, elles servent uniquement un univers acidulé. Et dans le même temps, c’est cette impertinence qui est séduisante…

Après tout: qui a dit qu’il fallait être sérieux pour être talentueux?

Ane Brun, Rebekka Karijord, Agnès Obèl: suivez le Nord

27 Jan

Les pays scandinaves n’apportent pas seulement de dures vagues de froid… Ils laissent aussi souffler pas mal de douceur (musicale, je me dois de préciser).

Ces derniers mois se sont ainsi faites entendre sur les ondes des chanteuses dont le point commun est la zone géographique mais surtout le talent. La même capacité à composer des mélodies aériennes mais fortes, à faire entendre une voix douce mais perçante, réunit ces femmes pétries de rock-folk. Petit passage en revue des merveilles à écouter:

Commençons notre voyage par la Suède avec Ane Brun. C’est celle qui possède la voix la plus frêle de toutes, à donner des frissons. De son 1er album sorti en 2003 à son 5ème opus « Changing off the season » de 2009, elle a tracé le sillon d’une carrière internationale grâce à un style folk parfois proche de la country (en mieux). Au passage, sa reprise du morceau « Another World » d’Anthony and the Jonhsons disponible sur son CD live « Live at Stockholm Concert Hall » est à faire rougir vos oreilles de plaisir.

Direction la Norvège avec Rebekka Karijord, qui partage d’ailleurs régulièrement les studios d’enregistrement et la scène avec sa compatriote Ane. La chanteuse signe avec « The nobel art of letting lo » (traduisez « L’art louable de lâcher-prise » – vous savez, ce truc qu’on arrive jamais à faire au moment où il faut…) un troisième album tout en contraste.Ca va de la berceuse au morceaux rock, avec des compositions ultra-sophistiquées, des ruptures de rythmes omniprésentes…ce qui en fait celle au style le plus affirmé. Elle sera en concert les 23 et 24 mars pour le fetival Les femme s’en mêlent à l’Institut Suédois (11 rue Payenne dans le 3è, métro Saint Paul)

Finissons notre voyage au Danemark avec Agnès Obèl. Découverte grâce au buzz suscité par quelques morceaux postés sur Myspace, la chanteuse trouve aujourd’hui une place méritée sur les ondes avec son 1er album « Philarmonics ». Voix limpide, piano flirtant avec des violons en toute légèreté, mélodies  choeurs parfaitement équilibrés : le CD est un bijou d’harmonie.

En résumé, pour trouver de la bonne musique, la boussole indique définitivement le Nord…

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