Tag Archives: Le Grand Buzz Art

Elles changent l’Inde : grande expo au Petit Palais

18 Déc

« En Occident, ils ont façonné la femme à partir de la côte d’un homme et lui ont attribué un rôle de tentatrice ou de vierge innocente. En Inde, nous avons toujours été mieux inspirées. Elle est à la fois Devi ou Shakti, la part féminine du divin, maitresse de l’univers; Durga, protectrice des Dieux; Saraswati, déesse de l’art, de la culture et de la musique; Laxmi, la richesse… »

Actrices, avocates, chef d’entreprise, écrivain : les femmes mises en lumière au Petit Palais participent à une révolution en Inde. Elles créent des entreprises de micro-crédit, mettent en place des programmes de développement économique et de justice sociale, se battent pour que plus de femmes osent plaider au barreau….

Six photographes de l’agence Magnum ont choisi de montrer leur parcours et leur quotidien. Il en ressort un courage teinté d’humilité et les couleurs vives d’un engagement. L’expo « Elles changent l’Inde » évite l’eccueil du pathos ou du grand discours pour livrer avec enthousiasme et simplicité le témoignage de femmes qui ont choisi de prendre leur vie en main pour changer celles des autres.

C’est jusqu’au 8 janvier dans l’un des plus beaux musées de la Ville de Paris, et c’est gratuit…

Plus d’infos :  http://www.petitpalais.paris.fr/fr/expositions/elles-changent-linde

Du mardi au jeudi de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 20h. Petit-Palais – Métro Champs-Elysées Clemenceau.

The shoes: la nouvelle vague électro en marche

31 Mar

The Shoes fait souffler un grand vent de liberté sur l’electro. Vous n’aimez pas l’électro ? Ça tombe bien, puisque le duo français formé par Guillaume Brière et Benjamin Lebeau en 2008 fait tout sauf ce qu’on a l’habitude d’entendre. Passés par la pop et le rock avant de sortir ce mois-ci leur 1er album « Crack my bones », ils mélangent les styles, les rythmes, les références. Le shaker est musicalement sensationnel et jamais vu jusqu’ici. On reconnaîtra une influence David Bowie sur Cover your Eyes, un flirt avec la musique orientale dans Cliché avant de se laisser emporter par le mouvement rock de Stay the same, titre phare qui commence à s’emparer des ondes.

Débutant sur la scène Rémoise, The Shoes est aujourd’hui adulé en Angleterre et au Japon. C’est d’ailleurs Lexxx, le producteur londonien du moment (Crystal Castle, Everything Everything…) qui a travaillé avec eux sur « Crack my Bones ».  Eux-mêmes n’hésitent pas à mettre leur talent au service des autres. Gaëtan Roussel et Shakira figurent au tableau. Comme quoi, la diversité n’effraie pas The Shoes, et les fait au contraire très bien… marcher!

http://www.theshoes.fr/

The Shoes sera en concert mercredi 6 avril au Nouveau  Casino de Paris puis en tournée dans toute la France.

We want sex equality: et la femme se créa elle-même

20 Mar

 « Je me suis toujours demandée ce que ça faisait quand on écrivait l’histoire. Quand vous aurez fini, vous me raconterez… »

Pitch : 1968. Royaume-Uni. Ford va connaître la plus grande grève de son histoire. Et une grève inédite : la 1ère menée par des femmes. C’est Rita O’Grady qui se battra pour que les 187 ouvrières de l’atelier de couture  accèdent à un salaire équivalent à celui des hommes. Entre machisme, pessimisme et bords du gouffre financier, la route a été longue jusqu’à la rencontre avec la Ministre du travail de l’époque, « rouquine explosive »…

Pourquoi ça buzz : We want sex equality est un film à l’énergie communicative. Le sujet en lui-même est vivifiant : aujourd’hui encore, en Grande-Bretagne aussi bien qu’en France, une femme gagne en moyenne 20 % de moins qu’un homme… Sally Hawkins (déjà remarquée en déjantée dans  « Be Happy ! ») apporte une juste touche d’humour et d’humanité. Ce qui colle bien à l’angle «Feel Good Movie » adopté par Nigel Cole. Beaucoup de légèreté donc pour traiter un sujet sérieux. C’est regrettable – on peut craindre une version simpliste des événements; ou c’est appréciable – on peut aimer ce message d’encouragement qui incite à écrire une page de plus dans le chapitre de l’histoire des femmes.

En conclusion : choisissons de nous laisser porter : au boulot pour continuer la route les filles, reboostées juste après la séance!

 Infos : We want sex equality de Nigel Cole avec Sally Hawkins, Bob Hoskins, Rosamund Pike…

1h53 – En sale depuis le 12 mars.

Alex Winston: princesse du melting-pop

22 Fév

Une voix enfantine, des mélodies fantaisistes et joyeusement dis-harmonieuses… Bienvenus dans l’univers d’Alex Winston (académistes et puristes sont en revanche invités à attendre un prochain billet).

Avec son 1er EP « Sister Wife » sorti il y a quelque jours en digital et prévu pour début mars en CD physique, la jeune américaine fait souffler un vent de légèreté sur notre paysage musical. De l’insolence, mais sans superficialité. Dans ses compositions anti-spleen, Alex Winston explore une sorte de « melting-pop », alliant folk, style kitch des années 80 et intonations à la Kate Bush. Un mélange des genres decompléxé, dans lequel on peine à reconnaitre aussi bien la formation de chanteuse d’opéra suivie par la new-yorkaise que la touche du producteur de Florence + The machine, le londonnien Charlie Hugall. Sans doute parce qu’Alex Winston aime bousculer les codes.

Il y a quelque chose qui se cherche encore, qui agace, dans les morceaux parfois trop répétitifs de notre (future) starlette rebelle – particulièrement dans Choice Notes. Les paroles ne prétendent à aucune philosophie ou expérience, elles servent uniquement un univers acidulé. Et dans le même temps, c’est cette impertinence qui est séduisante…

Après tout: qui a dit qu’il fallait être sérieux pour être talentueux?

Gagnez 2 places de théâtre pour « Le week-end du 4 » avec le Grand Buzz Art !

15 Fév

Il y a le théâtre classique (intello diront ceux qui s’y ennuient), le boulevard (agaçant diront ceux qui n’y rient pas), et, quelque part entre les 2, il  y a « Le week-end du 4 » qui se joue actuellement au Ciné 13 Théâtre.

Le Grand Buzz Art vous fait gagner 2 places à la date de votre choix pour cette pièce entre drame et comédie qui vous emmènera en week-end avec  4 amis d’enfance.

Le Pitch : Amis depuis 15 ans, Xavier, Raphael, Jeff et Adam se retrouvent comme chaque été dans leur maison de campagne pour leur « week-end du 4 ». Mais quand on a 25 ans passés, la vie rapproche les uns, éloigne les autres, et les met tous à l’épreuve. Ce week-end qui s’annonçait radieux sera bouleversé par un invité qui ne l’était pas… Entre éclats de voix et éclats de rire, il mettra chacun face aux autres et surtout face à lui-même.

Pourquoi ça buzz : parce que sur des thèmes aussi délicats que le rapport à l’autre et  l’épreuve, la pièce arrive à marier avec talent l’humour et la profondeur, la légèreté sans superficialité, la réflexion sans moralisation. On croit à l’amitié de ces 4 garçons dans le brouillard dans le vent et au final, la pièce tient la promesse contenue dans la note d’intention : « il n’y a pas de meilleur terreau à l’humour que le drame ».

Que faire pour décrocher votre place dans le théâtre le plus confortable de Paris ? (oui, le Ciné Théâtre 13 étant un ancien cinéma reconverti pour les planches, vous ne serez pas plié en deux pendant 1h30 mais plutôt plié en 4 à certains moments). C’est simple : répondez à la question suivante : « quel est l’artiste qui réalisa le record du monde du concert le plus long (27 heures de concert) au Ciné Théâtre 13 en 2009 ? ». Inscrivez votre réponse en commentaire, et si vous êtes le 1er à inscrire la bonne réponse, je m’attribuerai les places reviendrai vers vous.

Le concours est ouvert jusqu’au 31 février, minuit.

Bonne chance. ..

Infos pratiques: « Le week-end du 4″ au Ciné 13 Théâtre (Métro Abbesses). Jusqu’au 11 mars 2011.

Du mercredi au samedi à 21h30. Le dimanche à 17h30.

Scénario: Gaspard Leclerc & Guillaume Labbé – Mise en scène: Gaspard Leclerc, assisté de Sandra Everro

Avec: Benjamin Beauvais, Thomas Lempire, Guillaume Labbé, Amaury de Crayencour

Retrouvez toutes les infos sur la pièce sur http://leweekenddu4.tumblr.com/ et sur la page Facebook Le week-end du 4 sur Facebook

« La maladie de la famille M » à la Comédie Française: guerrir par le rire

10 Fév

 

« Si tu étais libre de faire tout ce que tu veux, qu’est-ce que tu ferais? »

 

Toute ressemblance avec des personnes et situations existantes n’est absolument pas fortuite dans « La maladie de la Famille M », qui soignera vos plaies de l’âme à la Comédie Française (la place n’est malheureusement pas prise en charge par la sécurité sociale…)

La famille M souffre de pathologies physiques ou affectives lourdes: maladie de la mémoire pour le père, maladie d’amour pour les enfants orphelins d’une mère suicidée. Comment se faire aimer et accepter d’aimer dans une structure destructurante? Peut-être en étant insupportablement attachant pour le fils, en se faisant souffre-douleur pour la 1ère fille, en se réfugiant nulle part mais toujours ailleurs pour la 2ème… La question de la place, de l’enfance, des blessures… Le médecin de famille nous fait part de son analyse, tour à tour spectateur et acteur des désastres. La pièce se sauve brillamment d’une vacuité ennuyeuse sur l’insoutenable poids de l’être grâce au point de rencontre permanent entre drame et comédie.

Auteur, Fausto Paravino se fait Tchekov italien, dans la dissection du mal de vivre, dans l’exposition des défaillances. Il ajoute son style, à lui: quelque chose de tendre, un humour toujours présent, pointant l’absurde, mais se gardant bien d’être moqueur.Metteur en scène, il fait le choix de l’intimisme, nous imprègne d’une douceur qui surprend dans tant de chaos des sentiments. Nous voilà partie prenante, touchés par des comédiens qui transmettent la fragilité des personnages sans fausse sincérité.  

Si le titre effraie, « La maladie de la famille M » n’est pas une torture pathétisante pour dépressifs mais plutôt une fine poétique des névroses, dont le sous-titre pourrait être « guerrir par le rire ».

Infos pratiques:

La Maladie de la Famille M. Mise en scène par l’auteur, Faustino Paravino.

Jusqu’au 20 février à la Comédie-Française, salle Richelieu – 21 rue du Vieux Colombier, 6ème.

Avec Christian Blanc, Pierre-Louis Calixte, Marie-Sophie Ferdane, Benjamin, Jungers, Suliane Brahim, Nazim Boudjenah et Félicien Juttner.

Places de 12 à 29 € – Durée: 1h45

Le discours d’un roi: Colin « first »

6 Fév

 

« -Vous êtes un original

–    Je le prends comme un compliment »

 

 Le roi se meurt… de bégayer. Tom Hopper a choisi pour son dernier film un sujet rarissime au cinéma : le combat de Georges VI, père de la future reine d’Angleterre Elisabeth II, contre son incapacité à s’exprimer comme il le voudrait, et comme les positions qu’il occupe (fils du roi, frère du roi puis roi lui-même), lui imposent de le faire. Sujet d’autant plus noble qu’il est risqué : il n’est pas acquis que tout le monde s’y intéresse…

Le discours d’un roi se révèle pourtant bien plus intriguant que le synopsis le laisse penser. Dès les premiers instants du film, Colin Firth nous fait sentir avec subtilité, sans pathos, la souffrance qui habite Georges VI. Charismatique et  « so british » tant dans l’humour que dans l’allure, il livre une performance…royale. Tout autant que Geoffrey Rush, dans son rôle d’orthophoniste aux méthodes et au caractère atypiques. L’intérêt majeur du film vient se placer dans cette relation qui dépasse vite celle de médecin à patient pour devenir amicale, presque « psychanalytique ».  Avec en filigrane l’omniprésente question de la communication : personnelle ou politique, elle est clé. Mais le film semble bien mieux réussir son approche du 1er aspect que du second.  

On rentre dans la relation d’amitié aussi bien que dans l’atmosphère de l’Angleterre des années 30. Costumes, décors, Buckingham Palace comme si on y était… La classe jusqu’au bout. Jusqu’au point du « trop », et c’est bien dommage : trop de plans sur les regards appuyés du roi envers son « sauveur », trop de grande musique dans des moments de tension qui se suffisent à eux-mêmes, trop d’aspects convenus qui prennent le pas sur l’audace du début du film. Trop d’envie de rentrer dans les critères des Oscars ?

Nous serons si cela paie le 27 février, lors de la 83ème cérémonie. Le film est parmi les plus nominés aux côtés de Biutiful, Black Swan et The social Network

Pardonnons aux films ses violons inutiles et souhaitons que celui qui l’emporte dans la catégorie « Meilleur acteur » soit, pour toute sa sensibilité et sa crédibilité, Colin « First »…

The King Speech, de Tom Hooper avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter…

1h50 – Sortie en salle le 2 février

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